Revue de presse du 20/05/2011

Publié le par Emmanuel E. CREPPY

Les députés de la 6ème législature retournent ce jour au palais des gouverneurs à Porto-Novo pour poursuivre les tractations en vue de l’élection des sept membres du bureau de l’Assemblée Nationale. A ce sujet, l’Autre Quotidien nous apprend que « la majorité parlementaire s’est encore concertée hier, après le conclave de Lokossa ». A en croire le journal, « la mouvance présidentielle s’est réunie au Palais des congrès de Cotonou dans le cadre d’un séminaire pour mieux s’imprégner du programme d’action du chef de l’Etat, notamment en ce qui concerne son projet de refondation de la République et cette rencontre fait sans doute partie des derniers réglages avant l’élection du bureau de l’Assemblée Nationale prévue pour ce vendredi ». Le quotidien signale que « selon certaines indiscrétions, la position adoptée par la mouvance présidentielle à Lokossa n’a pas varié ». Cela ne semble pourtant pas être le point de vue du quotidien le Matinal. D’après celui-ci « le schéma Nago serait définitivement écarté ». A en croire le journal, « plus du tiers des participants au séminaire d’hier, ont à l’unanimité refusé de s’aligner sur le choix du Professeur Mathurin Coffi Nago au perchoir ». Mais, l’Option Info titre, à sa une, «choix de Nago à la tête du parlement ; Yayi persiste et signe (plénière de tous les dangers ce jour) ». D’autre part, le quotidien note que « selon certaines sources, « c’est l’opposition parlementaire, spécialiste en stratégies de manipulation, d’intoxication et de désinformation, qui tenterait d’opposer les deux hommes aux fins de déstabiliser la mouvance ». Mieux le canard précise, selon les mêmes informations que « les députés de l’Union fait la Nation sont prêts à soutenir la candidature de Laourou ». Par ailleurs, le Matinal nous informe de ce que « les ténors de l’alliance l’Union fait la Nation (UN) étaient aussi en conclave hier à Cotonou, dans le but de s’inspirer des controverses dans la mouvance autour de l’élection du bureau de la sixième législature pour s’organiser ». Mieux, le canard ajoute que « selon plusieurs sources, le groupe reluque toujours trois postes dans le prochain bureau ». Mais d’ores et déjà, l’Autre Quotidien croit savoir qu’ « il sera impossible d’obtenir un consensus entre la mouvance et l’opposition en ce qui concerne la formation du bureau de l’Assemblée Nationale ». Pour le journal, « les négociations pour former un bureau de consensus ont peu de chance de prospérer puisque la mouvance reste fermée à l’ouverture ». Le quotidien se justifie par le fait que « l’opposition se fonde sur l’une des décisions de la Cour Constitutionnelle prise en 2009 pour exiger une répartition proportionnelle des postes dans le bureau, tandis que du côté de la mouvance, on rétorque que cette décision ne peut pas s’appliquer à la désignation des membres du bureau de l’Assemblée Nationale, encore qu’on ne saurait avoir une idée claire de la configuration politique de l’Assemblée Nationale puisque les groupes parlementaires ne sont pas encore constitués ». Le quotidien le Pays Emergent, quant à lui, estime, à travers ses colonnes, que « la mouvance s’est fait prendre à son propre piège et que le principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité doit être respectée ». Le journal note d’ailleurs qu’ « on se rappelle, en 2009, lors de la désignation des membres de l’Assemblée Nationale à la Haute Cour de Justice, que la Cour Constitutionnelle avait débouté l’opposition qu’elle avait contrainte de suivre le principe de la majorité/minorité ». Et au quotidien de s’interroger ensuite et de se demander : « que ferait cette même Cour Constitutionnelle, si la mouvance venait à ne pas céder le moindre poste à l’opposition ? ». Le journal Fraternité, lui, s’est encore intéressé ce matin au recours en invalidation de l’élection du député Issa Salifou et affiche en manchette que « l’argumentaire du recours est contesté par l’observateur cité ». Le journal constate que « la sincérité de tous les faits allégués sont gravement remises en cause et des constats d’huissiers sont basés sur des déclarations falsifiées et tronquées ». C’est ce qui permet au canard de croire que « le sieur Jean Codo, candidat malheureux aux dernières législatives, tente de gagner par la voie d’un recours devant la Cour Constitutionnelle ce qu’il n’a pas pu gagner matériellement par les urnes : le titre de député de l’Assemblée Nationale ». Emmanuel E. CREPPY

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